La petite histoire

Les origines

L’idée d’un écolieu a germé en 2012. Une vingtaine d’ami.es se sont regroupé.es pour imaginer un projet dans lequel il deviendrait possible de concilier, de manière équitable, développement personnel, bien-être, coopération et mutualisation des biens et des besoins, sobriété, démarche vers l’autosuffisance et les énergies renouvelables, partage, transmission, éducation, intégration à la vie locale, conservation des écosystèmes, culture… et autogestion. Cette réflexion de microsociété a très rapidement trouvé résonance dans une nouvelle approche : la permaculture, dans sa définition la plus complète (permanent culture), une communauté en transition s’intégrant dans les écosystèmes de façon durable.

Une annonce est trouvée, c’est le coup de coeur…

Moins d’un an plus tard, une annonce est trouvée sur le site de la SAFER : un très vieux corps de ferme traditionnel entouré de 27 ha d’un seul tenant de prairies, landes et boisements est mis en vente dans le Beaujolais vert, sur la commune de Valsonne (à 2km du bourg et à 7 km de Tarare, entre Lyon et Roanne). C’est le coup de cœur : 5 membres du collectif décident de se lancer et créant une SCI (2 se projettent en futur∙es habitant∙es et 3 autres associé∙es peuvent en utiliser les communs et les ressources). Ils achètent ce lieu magique en décembre 2013… « dans son état » !

— — —

Dans leur livre « Comment tout peut s’effondrer » (2015), Pablo Servigne et Raphaël Stevens ont notamment écrit :

« Est utopiste celui qui croit que tout peut continuer comme avant. Le réalisme, au contraire, consiste à mettre toute l’énergie qui nous reste dans une transition rapide et radicale, dans la construction de résilience locale, qu’elle soit territoriale ou humaine »

Or, Gandhi disait aussi :

« Montrer l’exemple n’est pas la meilleure façon de convaincre, c’est la seule »

— — —

Créer et faire vivre un lieu de résilience locale, garantissant un toit, à manger et de l’énergie à celles et ceux qui y participent, quel que soit l’évolution de notre société, en montrant que ce mode de microsociété est possible : n’est ce donc pas la raison d’être du Suchel.

Le lieu

Situé dans le Beaujolais vert à 15 minutes de Tarare, sur la commune de Valsonne (256 route du Haut Suchel plus exactement), les parcelles s’étendent sur 27 ha d’un seul tenant, essentiellement en pente, à une altitude moyenne de 700m (altitudes allant de 535 à 765m, la ferme étant située à 630m). Les terres se composent de bois, de friches re-mobilisables et de 12 ha de prairies, en grande partie pâturées / fauchées pour le moment par des agriculteurs voisins en bio.

27 hectares d’un seul tenant, 600 m2 d’emprise au sol…

Le corps de ferme, en pierre, repose sur une emprise de 600m² au sol (comprenant la cours intérieure), dont 300m² de bâtiment (surface au sol), pouvant accueillir environ 600m² de planchers. Sur ces 600m², environ 450m² sont dédiés à de l’habitat, le reste restant des espaces dédiés au volet agricole.

Les travaux : historique

Les deux premières années ont été dédiées au nettoyage du lieu, au débroussaillage des alentours et à l’évacuation de certaines parties qui étaient en train de s’effondrer (four à pain, sol en terre et gravats…). Tous les matériaux ont été soigneusement triés, la terre tamisée (pour être récupérée pour les enduits). Cette période a aussi été le démarrage de certains pré-travaux agricoles : de nombreux murets en pierre sèches ont été construits (réutilisation directe des matériaux évacués), des buttes forestières (type Morez) ont été construites pour le maraichage, etc.

Les travaux sont soutenus par de nombreuses personnes lors de chantiers participatifs : ami.es, bénévoles…

5 ans plus tard, le gros œuvre de la partie centrale était finalisé : sol décaissé, dalles isolantes coulées, nouveaux solivages, charpente rénovée, toiture isolée (à la paille, que nous sommes allés chercher directement au champ !), murs consolidés et isolés (Ouate de cellulose), nouvelles ouvertures, pose de portes et fenêtres… Près de 10 000 h de travail bénévole et professionnel nous ont permis de bien avancer. Pour une meilleure appropriation du lieu et une maîtrise des coûts, nous avons choisi de réaliser majoritairement nous-même les travaux sur les premières années en nous faisant accompagner par des professionnels pour les sujets complexes. Cette dynamique a été modifiée à partir de 2019 : l’arrivée de nouveaux∙elles associé∙es sur le volet agricole et habitat ont nécessité de se faire plus accompagner sur la restauration de la partie historiquement habitable (aile nord), en faisant appel à un architecte et une assistance à maitrise d’ouvrage.

Des choix éco-resposables…

Lors de ces travaux, nous nous orientons vers des choix qui favorisent :

  • l’utilisation de matériaux naturels (chaux ,bois, laine de bois, paille, ouate de cellulose…)
  • l’utilisation de matériaux et de ressources locales
  • la performance du bâtiment avec une résistance thermique meilleure que le BBC
  • le respect du bâtiment, de son architecture
  • la circulation maîtrisée de l’air et des flux hydriques
  • la pénétration de la lumière

La petite histoire

Les origines

L’idée d’un écolieu a germé en 2012. Une vingtaine d’ami.es se sont regroupé.es pour imaginer un projet dans lequel il deviendrait possible de concilier, de manière équitable, développement personnel, bien-être, coopération et mutualisation des biens et des besoins, sobriété, démarche vers l’autosuffisance et les énergies renouvelables, partage, transmission, éducation, intégration à la vie locale, conservation des écosystèmes, culture… et autogestion. Cette réflexion de microsociété a très rapidement trouvé résonance dans une nouvelle approche : la permaculture, dans sa définition la plus complète (permanent culture), une communauté en transition s’intégrant dans les écosystèmes de façon durable.

Une annonce est trouvée, c’est le coup de coeur…

Moins d’un an plus tard, une annonce est trouvée sur le site de la SAFER : un très vieux corps de ferme traditionnel entouré de 27 ha d’un seul tenant de prairies, landes et boisements est mis en vente dans le Beaujolais vert, sur la commune de Valsonne (à 2km du bourg et à 7 km de Tarare, entre Lyon et Roanne). C’est le coup de cœur : 5 membres du collectif décident de se lancer et créant une SCI (2 se projettent en futur∙es habitant∙es et 3 autres associé∙es peuvent en utiliser les communs et les ressources). Ils achètent ce lieu magique en décembre 2013… « dans son état » !

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Dans leur livre « Comment tout peut s’effondrer » (2015), Pablo Servigne et Raphaël Stevens ont notamment écrit :

« Est utopiste celui qui croit que tout peut continuer comme avant. Le réalisme, au contraire, consiste à mettre toute l’énergie qui nous reste dans une transition rapide et radicale, dans la construction de résilience locale, qu’elle soit territoriale ou humaine »

Or, Gandhi disait aussi :

« Montrer l’exemple n’est pas la meilleure façon de convaincre, c’est la seule »

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Créer et faire vivre un lieu de résilience locale, garantissant un toit, à manger et de l’énergie à celles et ceux qui y participent, quel que soit l’évolution de notre société, en montrant que ce mode de microsociété est possible : n’est ce donc pas la raison d’être du Suchel.

Le lieu

Situé dans le Beaujolais vert à 15 minutes de Tarare, sur la commune de Valsonne (256 route du Haut Suchel plus exactement), les parcelles s’étendent sur 27 ha d’un seul tenant, essentiellement en pente, à une altitude moyenne de 700m (altitudes allant de 535 à 765m, la ferme étant située à 630m). Les terres se composent de bois, de friches re-mobilisables et de 12 ha de prairies, en grande partie pâturées / fauchées pour le moment par des agriculteurs voisins en bio.

27 hectares d’un seul tenant, 600 m2 d’emprise au sol…

Le corps de ferme, en pierre, repose sur une emprise de 600m² au sol (comprenant la cours intérieure), dont 300m² de bâtiment (surface au sol), pouvant accueillir environ 600m² de planchers. Sur ces 600m², environ 450m² sont dédiés à de l’habitat, le reste restant des espaces dédiés au volet agricole.

Les travaux : historique

Les deux premières années ont été dédiées au nettoyage du lieu, au débroussaillage des alentours et à l’évacuation de certaines parties qui étaient en train de s’effondrer (four à pain, sol en terre et gravats…). Tous les matériaux ont été soigneusement triés, la terre tamisée (pour être récupérée pour les enduits). Cette période a aussi été le démarrage de certains pré-travaux agricoles : de nombreux murets en pierre sèches ont été construits (réutilisation directe des matériaux évacués), des buttes forestières (type Morez) ont été construites pour le maraichage, etc.

Les travaux sont soutenus par de nombreuses personnes lors de chantiers participatifs : ami.es, bénévoles…

5 ans plus tard, le gros œuvre de la partie centrale était finalisé : sol décaissé, dalles isolantes coulées, nouveaux solivages, charpente rénovée, toiture isolée (à la paille, que nous sommes allés chercher directement au champ !), murs consolidés et isolés (Ouate de cellulose), nouvelles ouvertures, pose de portes et fenêtres… Près de 10 000 h de travail bénévole et professionnel nous ont permis de bien avancer. Pour une meilleure appropriation du lieu et une maîtrise des coûts, nous avons choisi de réaliser majoritairement nous-même les travaux sur les premières années en nous faisant accompagner par des professionnels pour les sujets complexes. Cette dynamique a été modifiée à partir de 2019 : l’arrivée de nouveaux∙elles associé∙es sur le volet agricole et habitat ont nécessité de se faire plus accompagner sur la restauration de la partie historiquement habitable (aile nord), en faisant appel à un architecte et une assistance à maitrise d’ouvrage.

Des choix éco-resposables…

Lors de ces travaux, nous nous orientons vers des choix qui favorisent :

  • l’utilisation de matériaux naturels (chaux ,bois, laine de bois, paille, ouate de cellulose…)
  • l’utilisation de matériaux et de ressources locales
  • la performance du bâtiment avec une résistance thermique meilleure que le BBC
  • le respect du bâtiment, de son architecture
  • la circulation maîtrisée de l’air et des flux hydriques
  • la pénétration de la lumière